Sécrétion
de VEGF par les cellules mésothéliales
humaines après stimulation par des produits
de glycoxydation : réponse adaptative
?
E.
Boulanger
Basic
Science - O2
Les
produits de glycoxydation
(GDP-AGE) stimulent
la production de VEGF
(facteur de croissance
des cellules endothéliales
vasculaires) par les
cellules mésothéliales
en partie par un
mécanisme
RAGE-dépendant.
Le VEGF possède
un effet autocrine
sur la cellule mésothéliale,
la protégeant
de l’apoptose
(induite par
le glucose). Le
VEGF a, par ailleurs,
un effet paracrine
sur
la cellule endothéliale
en favorisant
la formation
de microvaisseaux
(in
vitro). La sécrétion
de VEGF est donc bien une
réponse
adaptative de la cellule
mésothéliale à son
agression par les produits
de dégradation
du glucose et la glycation
de protéines.
B.
Faller
Économie
de la
santé et
dialyse
: tout
reste à faire
!
R.
Corciulo
P68
Une étude
conduite par le
département
de néphrologie
de l’Université de
Bari (Italie)
compare la dialyse
péritonéale
précoce
et incrémentale à dialyse à pleine
dose d’emblée.
Les auteurs
démontrent
que la première
méthode
est associée à un
moindre
risque
de complication, à un
moindre
taux d’hospitalisation
et à une
meilleure
survie.
Concrètement,
la fonction
rénale
résiduelle
ne
paraît
pas
décliner
davantage
sous
DP incrémentale
que
sous
DP à pleine
dose
; mais,
avec
sagesse,
les
auteurs
concluent
que
d’autres études
sont
nécessaires
pour évaluer
la
relation
entre
le
coût
de
la
méthode
et
le
bénéfice
clinique
et
social.
Cette étude
et la réflexion
qui la conclut,
sont une illustration
du sous-développement
de l’économie
de la santé appliquée à la
néphrologie.
Trop peu d’études
mettent objectivement
en rapport les bénéfices
des différentes
options thérapeutiques
et les coûts
engagés
pour les obtenir,
qu’ils
soient humains,
matériels
ou financiers.
J.-J.
Zambrowski
Péritonite
spontanée chez le rat traité par
DP : comparaison de deux dialysats
K.
Pawlaczyk
Basic
Science
- O1
Soixante-trois
rats non
insuffisants
rénaux
ont été traités
par dialyse
péritonéale
pendant
4 semaines
avec infusion
de dialysat
2 fois
par jour.
Les rats
ont été divisés
en deux
groupes
après
randomisation
: un groupe
traité par
dialysat
standard
Dianeal® à 2,27
%, l’autre
groupe
par dialysat
contenant
une association
bicarbonate-lactate
(Physioneal® 2,27
%). L’analyse
des résultats
montre
un taux
de péritonite
supérieure
dans le
groupe
Dianeal®,
sans différence
dans la
nature
des germes.
Dans le
groupe
Physioneal®,
en revanche,
la cellularité était
supérieure
dans l’effluent
ainsi que
le taux
d’interleukine-6.
Les rats
ont été sacrifiés à 30
jours pour
analyser
l’aspect
de la cavité péritonéale.
Il a été constaté significativement
plus d’adhérences
dans le
groupe
dialysé avec
Dianeal®.
En conclusion,
le dialysat
bicarbonate-lactate
majore
la réponse
inflammatoire
en cas
de péritonite
mais réduit
le risque
d’adhérence.
B.
Faller
La
télémédecine à l’espagnole
P.
Gallar
P8
Une équipe
de Madrid présente ses résultats
chez 23 patients suivis par télémédecine.
Pour cette équipe, la télémédecine
consistait simplement à remplacer
une consultation avec visite à l’hôpital
par une visioconférence mensuelle.
Pour ces 23 patients suivis pendant 2 ans,
un tirage au sort mensuel déterminait
si la prochaine visite allait être
virtuelle ou réelle. Les résultats étaient
décrits comme encourageants avec une
durée de vidéoconsultation
moyenne de 22 minutes alors que la consultation à l’hôpital
durait 33 minutes en moyenne. Quatre-vingt-dix
pour cent des patients se disaient satisfaits,
percevant la vidéoconférence
comme une visite hospitalière. À noter,
tout de même, que le coût d’équipement
d’un patient (terminal Falcon de vidéoconférence,
3 lignes Numéris, modem et connexion) était
de 5 200 euros.
Indépendamment du rapport coût/bénéfice
qui reste à évaluer, la médecine
virtuelle permet-elle réellement d’augmenter
la « dose docteur » dans les
régions ou les pays en manque de néphrologues
?
P.-Y.
Durand
Phénotypes
cardiovasculaires et conséquences
P.
Li
Session
1
P.
Li (Chine), qui sera dans quelques mois l’organisateur
du congrès de l’ISPD à Hong
Kong, rappelle que la maladie cardiovasculaire
est la plus fréquente cause de mortalité chez
les patients dialysés. Dans sa propre
expérience, par exemple, près
de la moitié des patients décédés
sous dialyse péritonéale sont
morts d’un accident cardiovasculaire.
Les facteurs de risque en cause sont aujourd’hui
bien identifiés : la fonction rénale
résiduelle, la CRP, la fétuine
et le classique syndrome MIA (malnutrition,
inflammation, athérosclérose)
qu’il conviendrait, pour P. Li, d’appeler
« MIAC »,
afin de mettre en avant le rôle des
calcifications.
J.-J.
Zambrowski
La
phénotypie : nouveau concept ou poudre aux yeux
?
R.
Foley
Opening
Plenary Session
La
session d’ouverture de l’EuroPD
s’est attachée à démontrer
qu’il y avait une place pour une description
précise des populations à fort
risque de mortalité, d’événements
cardiovasculaires, de troubles de perméabilité membranaires,
etc. : la description « phénotypique » de
ces patients.
D.
Aguilera