Papy-Boom
et DP : un nouveau paradoxe français…
M.
Dratwa – Bruxelles
Après
le baby-boom d’après guerre arrive le
papy-boom du début du XXIe siècle.
Le Pr Max Dratwa a précisé, en se basant
sur les données du RDPLF, que le taux de personnes âgées
prises en charge en DP était élevé en
France (67 % de plus de 60 ans et 50 % de plus de
70 ans), comparé à la Belgique, et était
deux fois supérieur à celui des Etats-Unis,
ce qui constitue un nouveau paradoxe français
!
L’auteur a évoqué plusieurs explications
possibles mais plus ou moins probables : la démographie
de l’insuffisance rénale terminale, le
choix préférentiel du néphrologue
de la DP pour les personnes âgées et le
développement de la DP au XXIe siècle.
Peu satisfait de ces explications, il a évoqué,
au regard de ce qui se passe en Belgique, la spécificité du
système de soins français. En effet,
la prise en charge des patients âgés en
DP est associée aux soins par une infirmière
au domicile dans 40 % des cas en France contre 6 %
en Belgique et au recours au système UV-Flash
dans 34 % des cas en France contre 5 % en Belgique.
La DPCA est utilisée chez 75 % des personnes âgées
en France alors qu’en Belgique 70 % des patients âgés
sont traités par DPA. Ce choix préférentiel
de la DP pour les personnes âgées en France
réside probablement dans le choix d’un
maintien au domicile rendu possible par la réalisation
des soins infirmiers à domicile et par l’utilisation
du système UV-Flash.
M. Dratwa a par ailleurs détaillé le
remboursement incitatif belge pour le traitement de
l’IRCT hors centre, qui consiste à augmenter
le tarif de la dialyse en centre lourd au prorata du
nombre de patients pris en charge en hors centre.
Commentaire
Le
rôle du système UV-Flash et de
l’infirmière au domicile est certainement
sous-estimé dans le choix de la technique
pour les personnes âgées et à évaluer
pour maintenir l’offre de cette technique
chez les patients âgés. La possibilité d’un
remboursement de l’intervention d’une
infirmière pour les soins en maison
de retraite et en long séjour permettrait
d’augmenter l’offre de dialyse
péritonéale. Enfin, l’expérience
du système de remboursement belge pourrait être
un modèle pour développer la
prise en charge de l’insuffisance rénale
chronique terminale en DP en France.
O.
Moranne
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