Données
statistiques du RDPLF 2004 et nouveaux
modules
C.
Verger (Pontoise)
C.
Verger a souligné l’exhaustivité des
résultats obtenus par recoupement des données
du RDPLF avec celles de l’étude transversale
de la CNAM 2003, puisqu’ils portent sur 82
% des patients traités inclus.
De même, l’évolution de quelques
indicateurs entre 2003 et 2004 a été précisée
: l’âge moyen des patients incidents en
DP est stable à 66 ans, alors que l’ICC
(index de comorbidité Charlson) moyen diminue
et que le degré d’autonomie s’améliore,
faisant ainsi évoquer une sélection moins
négative des patients pour la DP. Le RDPLF est
de plus en plus souvent sollicité comme organisme
informel de veille sanitaire lorsque des taux d’infection
semblent anormaux : cela souligne l’importance
pour les centres qui participent de veiller à la
qualité des données transmises et leur
exhaustivité.
Enfin,
les variations de l’incidence de nouveaux
cas de patients pris en charge en DP par région
révèlent une stagnation, voire une diminution,
du choix de cette technique au plan national, mais
avec une grande disparité d’une région à l’autre
: celles qui avaient une forte pénétration
de la DP en 2000 sont celles dont l’incidence
a le plus baissé en 2004, et inversement pour
celles qui avaient une faible pénétration.
Cela pourrait être expliqué par l’ouverture
de centres lourds, un effet pervers de la nouvelle
tarification, voire la répartition des personnels
soignants entre hémodialyse et DP. L’évolution
de l’incidence
de la DP en France pourra peut-être nous apporter
quelques éléments de réponse sur
le rôle des nouvelles règles de répartition
des techniques de dialyse (décrets). Il semble
cependant au premier trimestre 2005 que les centres
qui avaient diminué leur recrutement en 2004,
l’augmentent à nouveau, mais il est un
peu tôt pour le confirmer.
Pour
le RDPLF, deux nouveaux modules ont été mis
en place pour une surveillance trimestrielle de l’anémie
(suivi de l’Hb, de la ferritinémie, du
CSS et du traitement) et du bilan phosphocalcique (suivi
de la calcémie, de la phosphorémie, de
la PTH et du traitement). Ils pourront être utilisés comme
outils de démarche qualité et d’accréditation.
O.
Moranne |