Survie
au long cours des patients diabétiques
de type 2 traités par DP
O.
Moranne – Lille
Les
patients diabétiques de type
2 sont-ils de bons candidats au traitement par dialyse
péritonéale ?
Objectif
L’incidence de l’insuffisance rénale
chronique terminale (IRCT) secondaire au diabète
de type 2 est en constante augmentation. Les patients
diabétiques parvenus au stade d’IRCT sont
majoritairement orientés vers l’hémodialyse
(HD). En DP, la survie des patients diabétiques
est moins bonne que celle des patients non diabétiques.
Le but de ce travail lillois a été d’analyser
la survie et les facteurs de comorbidité de patients
diabétiques de type 2 traités par la DP.
Méthodologie
Étude
rétrospective de 52 patients sur deux centres
(CHRU de Lille, CH de Béthune). Ils avaient
un diabète de type 2, un âge > 35
ans, une glycémie > 1,4 g/l, un BMI > 28
kg/m2 et pas d’acidocétose.
Période d’inclusion du 01/01/1989 au
31/12/1998 ; patients suivis jusqu’au 31/12/2003.
Résultats
La
survie technique est de 78 %, 50 % et 27 % respectivement à 1,
2 et 3 ans. Les causes d’arrêt de la DP
ont été le décès (N = 31
; 62 %) et le transfert en HD (N = 19 ; 38 %). Au cours
de cette étude, aucun patient n’est sorti
de la technique pour transplantation rénale.
Les causes de décès ont été cardiovasculaires
dans 11 cas (35,5 %) et infectieuses dans 7 cas (22,5
%). Les causes de transfert en HD ont été les
péritonites pour 7 cas (37 %), une hyperhydratation
non contrôlée dans 3 cas (16 %) et des
anomalies de la paroi abdominale dans 3 cas (16 %).
La médiane de survie du patient en ITT selon
l’âge était de 57, 27 et 29 mois
pour les patients âgés respectivement
de 54 à 64 ans, de 65 à 74 ans et de
75 à 84 ans.
Conclusion
La
prise en charge en DP en première intention
semble licite même si elle bénéficie
moins aux patients les plus âgés
(> 65 ans). Les facteurs pronostiques de survie
du patient qui se dégagent clairement de cette étude
sont l’âge et les comorbidités
cardiaque et vasculaire initiale.
Commentaire
En
dehors des contre-indications à une prise
en charge en hémodialyse, la question de l’indication
d’une technique de suppléance rénale à base
de produits abondamment riches en glucose reste posée.
E.
Boulanger
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