Ultrafiltration
Bimodale (UFBM) combinant deux
agents osmotiques cristalloïde
et colloïde
P.
Freida (02) – Cherbourg
Surcharge
en DP : l’ultrafiltration
bimodale, une “ solution ” prometteuse
!
Philippe Freida a reçu
un prix Roche pour ce travail.
Objectif
La
DPA en cycles nocturnes courts, l’utilisation
de dextrose à forte concentration ou de l’icodextrine
pour les stases longues représentent les stratégies
habituelles de contrôle de la surcharge hydrosodée
en DP. Cette étude a comparé l’élimination
de l’eau et du sodium au cours d’échanges
standardisés de longue durée (15 heures),
effectués à l’aide de dextrose
3,86 %, d’icodextrine 7,5 % ou d’une association
(UF bimodale) à 122 mmol/l de Na composée
de 2,61 % de dextrose (osmose cristalloïde) et
de 6,8 % d’icodextrine (osmose colloïde).
Méthodologie
Huit
patients traités en DPCA/DPA sont randomisés
entre les trois solutions osmotiques au cours d’un
test d’équilibration péritonéale
durant 15 heures. L’infusion est d’un
volume standard de 2 litres.
Résultats
L’utilisation
de solutions à base de dextrose 3,86 %, d’icodextrine
7,5 % ou de l’association 2,61 % de dextrose
+ 6,8 % d’icodextrine est suivie, à la
15e heure, respectivement d’une ultrafiltration
de –7 ml (– 650 à 306), 413 ml (– 240 à 1036)
ou 1004 ml (360 à 1328) et d’une extraction
sodée respectivement de 10 mmol (– 89 à 57),
51 mmol (– 5 à 100) ou 154 mmol (89 à 200).
Quel que soit le type de solution, les valeurs de la
natrémie sont contrôlées à 133,
133, 132 mmol/l, respectivement.
Conclusion
L’ultrafiltration
bimodale permet d’augmenter parallèlement
l’élimination de l’eau et du sodium.
Cette stratégie devrait permettre de réaliser
au cours d’un seul échange long 80 à 100
% des cibles volémiques de la DP chez les
patients anuriques présentant un profil de
transport péritonéal rapide.
Commentaire
L’ultrafiltration
bimodale est une technique prometteuse qui, dans
cette étude, n’est pas associée à la
survenue d’épisodes d’hyponatrémie.
Au cours d’une stase longue, la comparaison
de l’UF bimodale à celle obtenue à partir
d’une solution à base de dextrose à 3,86
% est délicate. La biotolérance et
la participation de ces solutions bimodales à la
survenue de la péritonite chimique chronique
restent à évaluer.
E. Boulanger
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